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L'église de Malafretaz à travers les âges

Elle se dresse majestueusement au cœur de notre village et témoigne au quotidien, de l'histoire de Malafretaz.
Afin de nous rappeler sa présence, elle se fait entendre chaque jour, à chaque heure à travers le chant des ses cloches.

Mis à jour le 18/09/2014 (Réf. 1085)
Elle est faite de couches alternées de galets roulés et de grosses briques rouges qui sont restées apparentes depuis sa restauration, suite à l'incendie du 8 juillet 1977.
Le porche est de style néo-roman du XIXe siècle. Sous la voûte qui sépare le sanctuaire de la nef, il y avait un grand Christ soutenu par un ouvrage en fer forgé datant de 1807.
Son chemin de croix datant du 11 juin 1828, était composé de 8 tableaux représentant la Passion du Christ.
Elle abrite un confessionnal datant de 1800 et deux bénitiers en pierre dont l'un renferme les fonds baptismaux.

La grosse cloche
Le baptême de la plus grosse cloche de l'église s'est déroulé le 1er décembre 1957 et donna lieu à une grande fête qui réunit les habitants de la commune autour de l'évêque de Belley, Monseigneur Fourrey. Comme pour chaque baptême, un parrain et une marraine ont été nommés : Monsieur Raymond Bessonnard et Mademoiselle Camille Guillemaud.

Sainte Gueline
Une vierge à l'enfant était conservée jusqu'à une époque récente et sans doute, depuis la Révolution, dans une ferme du hameau de Guelin (aussi la nommait-on, Sainte-Gueline). L'enfant, selon la légende, tirée des apocryphes, tient un oiseau d'argile à qui il donne la vie en soufflant dessus.
Cette statue fait actuellement l'ornement de l'église de Pérouges.

L'incendie du 8 juillet 1977
Les flammes détruisirent complètement la toiture de l'église et endommagea sérieusement ses murs.
La municipalité, aidée par toutes les bonnes volontés du village, rénovèrent l'église qui fut inaugurée par Monseigneur Dupanloup, le 10 décembre 1978.

Naissance de l'église
L'église a été bâtie par deux dames ou demoiselles de famille huguenote habitant un château entre la Bévière et Condamnaz. En effet, après que Louis XIV ait révoqué l'Edit de Nantes, cette famille quitta le château à l'exception de ces deux femmes qui se firent chrétiennes et qui démolirent partiellement leur château afin d'en utiliser les pierres pour construire l'église de Malafretaz.
La révocation de L'Edit de nantes date du 22 octobre 1685. On peut donc supposer que l'église fût bâtie peu de temps après et peut-être même en 1701.
En 1850, le chœur a été démoli pour être reconstruit ainsi que le clocher qui le surplombe. C'est à cette époque qu'on a découvert dans les murs, une pièce de monnaie à l'éfigie du Roi de France (Louis XIV) datée de 1701.

Une église aux multiples visages
L'église, telle que vous la connaissez n'a pas toujours eu cette apparence. Avant la Révolution, son clocher était une tour carrée qui abritait deux cloches entretenues par les messieurs de Gygni en Comté, qui étaient rémunérés par une partie de la dîme.
En 1794, le clocher fût démoli, les cloches enlevées et conduites à Pont-de-vaux à la fonderie, pour en faire des canons de guerre.

Une illustre occupante
Une pierre sépulturale qui date du XIVe siècle a été découverte dans l'église lors d'une démolition-reconstruction. Cette pierre indique "Elisée de Châtillon décédée le (...) février". Cette personne est l'épouse de Galois de Labeaume, seigneur du Château de Montrevel à qui, le Comte de Savoie donna juridiction sur le village de Malafretaz en 1334. Il semblerait donc que cette illustre personne fût exhumée à Malafretaz.

Une église aux multiples visages

Légendes et cultes

Un culte ancien
Même si son église est récente, lors de la révocation de l'Edit de nantes, Malafretaz était chrétienne. En effet, la paroisse de la commune possédait deux chapelles, celle de Saint-Marc et celle de Créaux. Saint-Marc était probablement la principale parce que la paroisse est encore à ce jour sous le patronage de ce saint. De plus, il semblerait que les prêtres de Malafretaz avaient pour titre, Seigneur de Saint-Marc.

Le buisson mystérieux
En avril 1819, une fille de 11 ans fit entendre à ses camarades qu'elle voyait une sainte dans la douve de Champ Clairet.
Les petites bergères la crurent et imaginèrent aussi la voir. Elles dirent à leurs parents qu'elles voyaient apparaître et disparaître cette sainte.
Cette imposture fut accréditée par des personnes d'âge raisonnable et on publia vulgairement qu'il y avait une sainte dans ce buisson, ce qui lui donna le surnom de Buisson mystérieux.
Il s'y fit une si grande réunion de personnes de tous rangs, de tous âges, qu'il y avait autour de ce buisson, jours et nuits, près de 500 personnes issues de toute la région.
Ce rassemblement fit penser aux personnes sages qu'il était malicieux et sivitieux. Les prêtres et les magistrats s'opposèrent en vain à cette réunion.
C'est le 14 mai 1819 que le préfet de l'Ain ordonna au Maire de surveiller ce rassemblement et lui faire connaître les suites et les effets.
Au début de l'été qui suivit, le rassemblement s'essouffla mais il est certain qu'il est difficile d'imaginer et de décrire les superstitions et les folies qui se manifestèrent à proximité de ce buisson.