| Histoire | Les fléaux depuis la Révolution
A | A

Les fléaux depuis la Révolution

"A chaque âge suffit sa peine", tel est l'adage bien connu. Malafretaz n'a pas été épargnée par les grandes catastrophes. C'est ce que nous allons vous conter dans cet article.

Mis à jour le 18/09/2014 (Réf. 1088)
Notre village a supporté des fléaux considérables depuis la Révolution, notamment la grêle de 1813, le passage des troupes alliées et l'épizootie de 1814 ainsi que les réquisitions de 1815...

1813, violent orage de grêle
Le 12 mai 1813 à 22:00, une grêle impétueuse accompagnée d'orage et de tonnerre épouvantable vint fondre sur la commune, jetant l'épouvante dans les familles et dans les maisons. Ce moment terrible dura environ une demi-heure, après quoi le temps redevint calme.
Le lendemain matin, les agriculteurs se rendirent dans leurs champs pour constater le ravage fait par cette tempête. Les moissons étaient ravagées, les prairies couvertes de sable et de branchage, les buissons dévastés, les arbres déracinés, les toits des bâtiments froissés ou arrachés... On ne vit qu'un climat de deuil et de désarroi.
Les animaux domestiques ou sauvages ne furent pas épargnés. On retrouva les cadavres d'oiseaux, de chiens, de chats, de lièvres et de renards. Heureusement que cette tempête fît rage en soirée. En pleine journée, on aurait pu compter de nombreuses victimes chez les habitants de Malafretaz.
De souvenir d'ancien, jamais une telle tempête n'était passée à Malafretaz. La dernière dont la mémoire d'homme se souvint datait du 27 mai 1785, mais elle fit bien moins de ravage.

1814, passage des troupes alliées et épizootie
Au cours de l'année 1814, ce fût la contagion d'épizootie qui décima les troupeaux. 366 têtes de bétail succombèrent sans qu'aucun remède ne puisse les sauver. Afin de limiter l'épidémie, les agriculteurs attachaient leurs bêtes aux arbres afin qu'elles ne rentrent pas en contact et attendaient qu'elles guérissent ou qu'elles meurent.
On attribua la cause de cette maladie à l'invasion des troupes alliées, entre autres les boeufs hongrois qui traversèrent notre village cette même année.

1815, réquisition
Habitants, récoltes, chevaux... Tous furent réquisitionnés pour les besoins de la guerre à partir du 18 juin 1815. En effet, Napoléon était de retour de son exil sur l'île d'Elbe après avoir abdiqué en 1814 face à la coalition et signé ainsi la fin du 1er empire et de la campagne de France.

Scène de la campagne de France, toile d'Horace Vernet